Expatrié n’est pas uniquement un métier, c’est toute une esthétique. Un style de vie perpétué surtout par de grandes multinationales. C’est à dire, comprenez : la finance et l’assurance. Et caractérisé par une vie plus pépère que la normale.


l expatriationDes relents de colonialisme

Il y a vingt ans, si vous étiez un banquier new-yorkais qui déménageait à Hong Kong pour le travail, on vous payait votre splendide logement sur le pic Victoria, l’école privée de vos enfants et l’adhésion à votre club sélect.

« À bien des égards, ce type d’expatriés vivaient dans une bulle : ils fréquentaient presque exclusivement leurs semblables, et le pays où ils séjournaient n’était pour eux guère plus qu’une façade.”

La vie d’expatrié était aussi un vestige tenace du colonialisme, avec le désagréable sentiment de supériorité qu’il engendre. Nombre de ceux qui adoptaient ce style de vie marchaient dans les pas de leurs pays respectifs. Par exemple, les Britanniques s’installaient à Hong Kong, les Français en Asie du Sud-Est, etc. Et, telle une caricature des anciennes colonies, la vie d’expatrié représentait en général une bulle destinée à atténuer d’“éprouvantes” missions.

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Source: www.courrierinternational.com

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