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Expatriés à Paris, l’une des 3 villes les plus chères au Monde

Expatriés à Paris, l’une des 3 villes les plus chères au Monde

En deux ans, Paris est passé de la septième à la première place, selon le classement de The Economist.

Paris rejoint Singapour et Hong Kong. Selon le classement établi par le département de recherche du groupe de presse The Economist, la capitale française est devenue l’année dernière l’une des trois villes les plus chères du monde sur les 133 étudiées. Elle surclasse ainsi les villes suisses de Zurich et Genève, respectivement 4e et 5e puis Osaka (Japon), Séoul (Corée du sud), Copenhague (Danemark), New York (États-Unis), Tel Aviv (Israël) et Los Angeles (États-Unis) qui clôt le top 10. À l’autre extrémité du classement se situent Alger (Algérie), Buenos-Aires (Argentine), Chennai (Inde), Lagos (Nigeria), Bangalore (Inde), Almaty (Kazakhstan), Tachkent (Ouzbekistan), Damas (Syrie) et enfn Caracas (Venezuela) ville la moins chère du monde, notamment du fait de l’hyperinflation.

 

Un outil pour les multinationales

Pour établir ce classement, les experts ont étudié les prix de 160 biens et services couramment utilisés par les personnes qui vivent ou visitent ces villes: logement, entretien d’un véhicule, nourriture, vêtements et services comme les tarifs d’un coiffeur ont été pris en compte. On apprend ainsi qu’un kilo de pain vaut l’équivalent de 5,66 dollars à Paris soit six fois plus cher que dans l’une des villes qui occupent la fin du classement. Un costume pour homme est aussi deux fois plus cher à Paris (environ 2 000 dollars) qu’à Singapour (1160 dollars), quand il ne coûte que 350 dollars à Tashkent. Plus surprenant, les Françaises apprendront qu’aller chez le coiffeur leur coûte 119 dollars (soit 104 euros)… Interrogée par Le Parisien-Aujourd’hui en France, Roxana Slavcheva, l’auteure du classement, précise que sont volontairement pris en compte les tarifs de la gamme supérieure de chaque produit étudié. Elle explique que cette étude, destinée aux entreprises multinationales, doit permettre aux services de ressources humaines d’adapter les salaires de leurs personnels expatriés. «Un expatrié a le droit de vivre sur le site de la mission de la même manière et avec le même type de produits et de services qu’il trouverait chez lui», affirme l’auteure. Comprendre donc que tous les coiffeurs français ne facturent pas plus de 100 euros pour une coupe de cheveux.

 

L’impact des monnaies

Si l’augmentation du coût de la vie a fait passer Paris de la septième à la première place en deux ans, l’étude souligne que «les fluctuations monétaires continuent d’être l’une des principales causes des changements de classement». Paris fait ainsi figure d’exception en zone euro – «La capitale française reste un endroit où la vie est extrêment chère», souligne l’étude – alors que le haut du classement fait la part belle aux pays n’utilisant pas l’euro. La forte poussée du dollar l’année dernière a par exemple propulsé New York de la 13e à la 7e place en un an. Los Angeles qui pointait, il y a cinq ans, à la 39e place figure désormais dans le top 10. Des villes émergentes comme Istanbul et Moscou ont chuté, sous l’effet d’une forte inflation et de la dépréciation de la monnaie. Les troubles politiques ont aussi une forte influence. C’est le cas notamment en Syrie et au Venezuela, deux pays qui ferment le classement de The Economist.

 

paris

Source : www.lefigaro.fr

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