Revue de presse - Octobre 2010 :
Kidnapping et rançon : préparez les collaborateurs à ne pas se faire prendre !
Plus fréquent que ne le laissent supposer les médias, qui en sont souvent écartés, les enlèvements de salariés peuvent être évités grâce à la prévention.
Savez vous quelle est la politique de votre groupe et la procédure prévue en cas d’enlèvement d’un collaborateur parti prospecter à l’autre bout du monde afin d’y établir une filiale ou tisser des liens commerciaux ? Ce risque a-t-il été identifié au sein de votre organisation ? De fait, il apparaît que très peu d’entreprises sont réellement prêtes à agir, et de manière pertinente, face à la réalisation de ce risque.
« Certaines entreprises françaises sont conscientes de ce risque, mais pas toutes, loin de là. Leurs homologues américaines ou chinoises sont bien plus avancées dans ce domaine. Or, les groupes français et de plus en plus de PME, étendent leurs activités dans des pays où le risque d’enlèvement est bien présent. D’où l’utilité de partager les meilleures connaissances et pratiques face à cette menace » explique Louis Bernard, représentant en France de Clayton, société spécialisée dans l’accompagnement de crise, qui travaille en tandem avec plusieurs assureurs qui proposent des polices Kidnap & Ransom.
Chacun sa place, chacun son rôle
C’est dans cet esprit didactique que l’Assureur Chartis a organisé .../… une simulation de kidnapping au Venezuela, avec décryptage de chaque étape et analyse des réponses données par les participants, divisés en groupe de réflexion. La plupart des réflexes et bonnes pratiques détaillés par les experts de Clayton et de Chartis relèvent du bon sens. Dès la première étape, quand les collaborateurs arrivent à l’aéroport puis à l’hôtel, des précautions élémentaires peuvent éviter de tomber dans le piège, tel que connaître le nom et la physionomie de la personne chargée de venir à l’aéroport, le temps de trajet aéroport-hôtel… jusqu’au fait de ne surtout pas parler business dans des lieux publics afin d’éviter les oreilles indiscrètes.
Autant de mesures de précaution qui doivent être enseignées aux collaborateurs avant leur départ. Mais les réflexions et les doutes des participants ont surtout porte sur la cellule de crise à mettre en place une fois que le collaborateur a disparu et qu’une demande de rançon a été formulée. Qui doit faire partie de la cellule de crise ? Les dirigeants de l’entreprise ? La famille ? Qui doit être l’interlocuteur des ravisseurs ? Dans quel cas la rançon doit-elle être payée et qui en décide ? Quel est le rôle et la place de l’assureur ? comment articuler l’action avec les autorités, les médias, etc. ?Autant de questions qui doivent être abordées en amont, avec les interlocuteurs concernés de l’entreprise.
La protection des expatriés est une obligation légale de l’entreprise.
Source: Catherine Dufrêne, Risk Management

